Le Professeur Didier RAOULT a démontré l’intérêt, sous certaines conditions, d’une utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du coronavirus covid-19. Il a immédiatement généré des critiques dans le monde médical qui, au nom des procédures et des bonnes pratiques habituelles, ont remis en cause la conclusion de ses études. Ceci fait qu’un mois après, les divergences sont toujours là, les points de vue, les opinions et les convictions s’opposent. Pendant ce temps, le virus agit.

Des cultures métiers qui s’opposent 

Une culture c’est des façons de penser et d’agir communes, des connaissances et des valeurs que l’on partage pour travailler ensemble et atteindre des objectifs communs. Le Professeur Raoult le dit lui même dans une récente interview, en tant que scientifique il a des façons de faire qu’il partage avec la plupart des confrères du monde entier mais qui sont largement controversées dans le monde médical français. Nous avons ici un bon exemple d’une personne qui partage une culture métier à l’international mais qui est exclu par la culture professionnelle de sa corporation, dans son propre pays !

Les polémiques dispersent les énergies

Aujourd’hui, des patients atteints par le coronavirus covid-19 vont voir leur médecin pour leur demander de la chloroquine. Les rôles sont inversés car normalement, c’est le médecin qui prescrit et non pas le patient qui demande. Les divisions du monde médical affaiblissent son autorité et sa capacité à rassembler. Ajoutez à cela les polémiques sur le port du masque, celles sur le déconfinement et l’application de tracking « stop-covid » qui commencent et vous avez l’exemple type de ce que produit les divisions : l’affaiblissement des cultures. Chacun agit en fonction de ses intérêts, les énergies se dispersent et au final vous perdez les compétitions. 

« Savoir agir collectif » ça se cultive

Vous en avez certainement déjà fait l’expérience, les personnes s’entendent beaucoup plus facilement sur des objectifs communs que sur des façons de faire communes. Au national comme à l’international, pour amener des personnes de cultures différentes à communiquer et travailler ensemble, il ne faut pas chercher à leur imposer des façons de faire ou bien vouloir les faire entrer dans un moule. Il faut simplement les amener à partager un objectif commun et quelques valeurs communes.

Le besoin d’objectif commun et de valeurs communes

Dans le contexte de la pandémie actuelle, 2 clans priorisent 2 objectifs différents :

1. Respecter scrupuleusement les procédures habituelles   
2. Sortir au plus vite de la crise en sauvant le maximum de vie 

Les valeurs sur lesquelles chacun fonde ses décisions sont également différentes :

1. La rigueur, la sécurité et la responsabilité rétrospective 
2. L’agilité, la sécurité et la responsabilité prospective 

Les 2 options peuvent paraître proches, mais elles sont fondamentalement différentes et incompatibles parce qu’elles génèrent des façons de penser et d’agir différentes. Des architectures différentes de la pensée comme le dit le professeur Raoult. Alors, aujourd’hui, les 2 options se côtoient dans le monde médical. Les hôpitaux, le Professeur Raoult et ceux qui le soutiennent sont plutôt sur l’option 2. D’autres experts et les industriels plutôt sur l’option 1. Les cultures s’opposent, elles alimentent l’activité des médias, qui amplifient à leur façon les polémiques et les divisions.

Une culture est un système de valeurs qui permet d’unir des individus et focaliser leurs actions sur des objectifs communs. Nos cultures peuvent être nationales, sociales,  générationnelles, métier, professionnelles ou d’entreprise. Les comprendre pour les adapter à son environnement conditionne l’unité, la motivation et la prospérité de toute entreprise ou société. C’est un apprentissage qui s’initie avec les formations digitales « Cultures ».