Le Sumo est un art martial japonais qui fait des « hommes forts », c’est a dire capables de s’intégrer dans un groupe puis gravir tous les échelons de la hiérarchie.

Jacques Chirac n’était pas un sportif mais il nourrissait une réelle passion pour ce sport de combat. Il avait trouvé chez les lutteurs de Sumo : les Sumotori, les modèles de compétences nécessaires à l’accomplissement de ses combats politiques.

Une culture où le savoir être prime sur tout autre savoir

Tout aspirant Sumotori doit intégrer une école qui peut être comparée à nos anciens monastères. Il y entre à 15 ans et il ne sera pas engagé dans des combats officiels avant 40 ans. Durant tout ce temps, il va vivre en communauté et devra travailler dur pour acquérir les savoir-être nécessaires à son intégration dans la discipline et les savoir-faire nécessaires à la pratique de cet art martial.

Les écoles de Sumotori et d’une façon générale tout groupe japonais ne tolère aucune faiblesse de leurs membres dans les compétences comportementales qui priment sur les compétences techniques. Si vous défaillez dans votre façon de faire, vous devez travailler davantage pour vous améliorer. Mais si vous défaillez dans votre façon d’être, vous êtes exclu et vous ne pouvez qu’avoir honte !

Des compétences et des valeurs communes à un groupe d’individus

Durant des dizaines d’années, debout dès l’aube, les aspirants Sumotori s’entraînent sans cesse dans la discrétion de leurs internats. Ils font beaucoup d’efforts pour développer leur puissance et leur endurance, leur souplesse et leur agilité, leurs capacités à amortir et rebondir, leur humilité et leur sens commun. Ces compétences et valeurs communes font la culture Sumo, les savoir-faire et le savoir être de ses membres.

Prenons l’exemple de l’humilité. A la fin d’un combat, si vous ne l’avez pas suivi de façon attentive, vous ne savez pas qui a gagné. Le vainqueur n’exprime aucune attitude, ne pousse aucun cri, ne fait aucun geste pour manifester sa joie. Sa culture fait qu’il ne sait pas se mettre en avant, qu’il ne veut pas dévaloriser son adversaire et son écurie. Il sait qu’un jour c’est lui qui sera battu, chacun préserve ainsi sa dignité et celle de l’autre.

C’est probablement ces capacités et valeurs communes qu’admirait Jacques Chirac, il les a même incarné dans la plupart de ses combats politiques.

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