Lorsqu’il y a compétition, dans les entreprises comme sur un stade ou les routes du tour de France, les équipes qui gagnent sont celles qui savent mieux que les autres « agir collectif ».

Un savoir agir collectif s’acquiert très tôt

Connaissez-vous cette expérience réalisée dans des écoles primaires en Asie de l’Est et en France ?  Elle consista à réunir des enfants devant un sac de riz de 30 kg. Chaque enfant devait se positionner à 8 mètres du sac, aller le chercher et le ramener à son point de départ. En France, les enfants essayent les uns après les autres. Bien sûr ils n’y arrivent pas, ils râlent, pestent et fulminent chacun leur tour. En Asie de l’Est, les enfants ne se posent pas de question : ils y vont en groupe et ramènent le sac sans problème.

De par leur éducation familiale, sociale et scolaire les enfants sont très tôt conditionnés à l’action individuelle ou collective. C’est pourquoi les systèmes éducatifs de certains pays intègrent et valorisent de façon importante les activités et les sports collectifs dans leurs programmes.

Que cultive notre système éducatif ?

En France, l’éducation nationale valorise beaucoup plus fortement l’acquisition des savoirs individuels que les activités collectives. En prolongement, les Grandes Ecoles sélectionnent leurs candidats sur la base de concours constitués d’épreuves individuelles. Puis les entreprises considèrent les diplômes pour valoriser leurs collaborateurs. Il est vrai que pour les recruteurs, le diplôme constitue un élément concret alors que le savoir agir collectif est un critère plus difficile à appréhender.

Une exception salutaire !

Heureusement qu’en France il y a des exceptions : les écoles privées par exemple. A titre personnel, avec 7 petits enfants répartis dans les 2 systèmes public et privé, il m’est facile de comparer. Dans le privé, dès l’entrée en primaire, les activités collaboratives ont une place importante dans les plannings quotidiens. Par exemple : exposés et ateliers en groupe, jeux de société, chorégraphies, acrogym, théâtre… Tous les jours, des activités développent le « savoir vivre ensemble » et le « savoir agir collectif » dans le privé alors que cela est beaucoup plus rare dans le public.

Les sports collectifs = Un indicateur de santé

En France, tout âge et sexe confondus, les 5 principaux sports collectifs que sont le foot, le hand, le basket, le rugby et le volley, comptabilisent un peu plus de 3,6 millions de licenciés soit 5,3% de la population. Ce score est faible comparativement à l’Allemagne qui en comptabilise 8,3 millions, soit 10,12% de la population. L’Espagne, l’Italie ainsi que tous les pays d’Europe du Nord dépassent les 10%.

Le savoir agir collectif : un gage de performance des entreprises et d’épanouissement des collaborateurs

Le football et le rugby sont de bons exemples : vous pouvez assembler les meilleurs talents, s’ils ne savent pas agir collectif, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Souvenez-vous de l’équipe de France de football en 1998 et 2018. Progressivement, au fil des matchs, l’action collective s’est consolidée pour la rendre invincible. Alors qu’en 2010 en Afrique du Sud, le feu d’artifice des égos conduisit à un désastre moral !

L’action collective dépend des capacités à penser et agir ensemble, à communiquer, partager, s’adapter et se faire confiance, c’est à dire concevoir et partager une culture commune. De même, faire des formations au développement personnel sans en parallèle, investir dans le développement d’une culture d’entreprise commune, c’est ignorer le besoin d’équilibre inhérent à toute société.

C’est pour toutes ces raisons que chez Culture Courses nous oeuvrons à la connaissance des cultures et au développement de Cultures d’entreprise qui intègrent la diversité culturelle au bénéfice de tous.

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