Pour un chinois, la vie est un jeu collectif qui se joue avec le temps. La règle de base consiste à se mettre en phase avec le temps qui tourne et capter les informations qu’apporte chaque moment qui passe.

Ensuite, celui qui sait compiler les informations utiles, qui lui permettront de profiter mieux que les autres de l’environnement est considéré comme le plus intelligent, il devient « le maître du jeu ».

Avec sa nouvelle route de la soie, le président chinois installe son jeu et nous invite à y participer. Mais si nous y entrons en voulant nous donner une chance de ne pas y perdre la face, nous allons devoir apprendre à sortir de nos cadres de référence et agir collectif.

En Chine, c’est ce qui est dit en dernier qui compte

Cela se passe dans le service achat d’une chaîne d’hypermarchés. Un acheteur junior doit passer en urgence une commande d’assiettes et gobelets en carton avec serviettes en papier assorties pour les fêtes de fin d’année, à un fabriquant Chinois. Après négociation, la commande est passée, pour des articles de couleur gris souris avec des Pères Noël.

Le lendemain, en considération de réflexions internes liées aux symboles religieux, l’acheteur demande au fabriquant chinois de remplacer les Pères Noël par des sapins de Noël couleur verte.

Trois mois plus tard il reçoit sa commande avec les produits décors sapin, mais sur fond blanc au lieu du gris souris…

L’acheteur envoie alors un message au fabriquant pour signaler l’erreur et son refus de la commande. Celui-ci répond qu’elle est conforme à sa commande rectificative où la couleur de base n’était plus indiquée.

Chaque moment qui passe est différent

C’est une conséquence d’une conception cyclique du temps dont nous avons déjà parlé dans l’article « En Inde, oui ne veut pas toujours dire oui ».

En Chine, nous pouvons également comparer le temps à une roue qui tourne et qui avance. Les moments passent et repassent inlassablement mais chaque fois différents. En conséquence et surtout dans les affaires : ce qui est dit en dernier remplace ce qui a été dit avant.

Vous ne maîtrisez pas le temps, mais vous devez savoir en profiter

Pour illustrer ceci nous pouvons prendre l’exemple des repas d’affaire en Chine qui ont toujours une grande importance et sont fortement codés.

Votre hôte vous invite dans un restaurant haut de gamme, dans un salon particulier avec une table ronde et un plateau central tournant. Tous les plats du repas sont sur le plateau que votre hôte fait tourner, pour vous inviter à vous servir.

Vous ne composez pas votre assiette en choisissant ce que vous aimez sur le plateau, vous vous servez uniquement de ce qui est présent juste devant vous. Si vous aimez beaucoup un plat qui est déjà passé, vous n’allez pas en rechercher, vous attendez qu’il revienne devant vous. De même, vous n’allez pas chercher ce qui va arriver.

Quand la souplesse devient un avantage concurrentiel

La Culture Chinoise se fonde depuis l’antiquité sur différents courants de pensée qui lui confèrent une très grande souplesse. Par exemple, l’association du communisme et du capitalisme, du public et du privé, de la tradition et de la modernité…

Comprendre les façons de penser et d’agir de leurs partenaires étrangers pour s’adapter à leurs environnements et en tirer profit, les Chinois savent faire. C’est culturel et ça leur confère un avantage concurrentiel important.

Découvrir ce que sont nos différentes cultures, apprendre à les respecter et les associer est à la base de toutes les compétences comportementales. Développer cet apprentissage dans le cadre d’une entreprise apprenante pour développer ses « Soft Skills » est l’objectif de nos formations aux Cultures.