Connaissez-vous vous l’histoire des mésanges en Grande-Bretagne qui décapsulaient les bouteilles de lait posées aux portes des maisons pour boire la crème qui flottait au-dessus. Ou celle des macaques au Japon qui lavent leurs patates douces avant de les manger. La particularité de ces 2 pratiques est qu’après avoir émergé à un endroit, elles se sont diffusées en quelques semaines dans tout le pays.

Si une pratique est bonne pour tous : la copier n’est pas tricher

A contrario dans nos entreprises, de multiples « bonnes pratiques » apparaissent à un endroit et ne se diffusent pas parce que trop de personnes disent : ça ne marchera jamais chez moi, nous n’avons pas les mêmes clients, ici c’est différent, ce n’est pas transposable… Chacun trouve une excuse pour ne pas s’approprier les bonnes pratiques venues d’ailleurs. C’est là où certains pourraient dire : chaque Gaulois est un cas particulier, ils sait bouger mais il faut que ça vienne de lui ! 

Dès leur naissance, les individus apprennent les uns des autres, c’est une démarche naturelle innée à tous les êtres vivants. Le problème est que dans certains pays, la transmission des savoirs par des enseignants ou des formateurs est la pratique culturelle de référence. Mais dans ces mêmes pays, les personnes qui évoluent dans des environnements concurrentiels sont amenées à réapprendre les unes des autres pour répondre à des besoins d’agilité, de réactivité, d’amélioration continue…

Partager des bonnes pratiques c’est de l’intelligence collective

Toute pratique, technique ou comportementale, peut être qualifiée de bonne et devenir commune si elle présente au minimum les 3 caractéristiques suivantes :

1. Elle respecte l’identité et la diversité culturelle des individus.
Exemples  : des critères d’évaluation, de promotion et de rémunération identiques pour toutes les personnes qui font un travail identique.

2.Elle participe à l’acquisition de savoirs adaptés aux besoins de l’entreprise.
Exemple : la connaissance des différences culturelles dans une entreprise qui agit à l’international. 

3.Elle respecte les lois du pays et les règles de l’entreprise.
Exemples : les cadeaux, l’hygiène et la sécurité, les droits sociaux…

Les pratiques communes font la culture commune

Lorsque les individus apprennent les uns des autres, ils s’approprient et partagent les « bonnes pratiques » beaucoup plus rapidement que si elles leurs sont transmises par une personne externe, parce que conçues par eux et pour eux.

A partir du moment où elles sont partagées par le plus grand nombre et font références, les bonnes pratiques deviennent constitutives de la « Culture de l’entreprise » qui se définit alors ainsi : ensemble des connaissances et des façons de faire, des règles de vie et de fonctionnement qu’un groupe d’individus s’approprie par l’apprentissage et l’expérience.

Amener les équipes à élaborer des conceptions communes de l’action collective, qui se fondent sur des valeurs et des principes d’action partagés, que chacun s’approprie parce que conçus par et pour l’action collective est l’objectif du dispositif de formation « Cultures ».