“Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.” Cette citation de Winston Churchill résonne-t’elle avec votre conception du droit à l’erreur ? D’un pays ou d’une entreprise à l’autre, en effet, le droit à l’erreur varie en fonction de la culture nationale ou de la culture de l’entreprise. Pour élargir nos perspectives, nous vous proposons un rapide tour d’horizon de la conception du droit à l’erreur dans différents pays.

Aux USA, les erreurs sont sources de connaissances

Dans ce pays où il vaut mieux essayer que de ne pas faire, une personne qui multiplie les expériences progresse plus vite que les autres si elle sait tirer les enseignements de ses erreurs et ne pas les reproduire. Lorsque les erreurs sont perçues comme des sources d’apprentissage, elles vous permettent de réagir et rebondir plus vite que ceux qui en ont peur. Vous démontrez vos capacités de résilience, d’adaptation et d’innovation. Vous gardez la confiance des autres pour vous accompagner dans vos projets.

En Suède, dès que vous faites une erreur, vous provoquez une réunion

Dans les pays scandinaves mais aussi en Grande-Bretagne et dans la plupart des pays anglo-saxons, il est considéré que les connaissances s’acquièrent principalement par l’expériences et non par la transmission de savoirs par un formateur. Il y est également considéré que toute personne apprend beaucoup plus de ses erreurs que de ses succès. Ceci fait que les expériences, mais aussi l’agilité et l’adaptabilité sont généralement plus valorisées que les diplômes. Ce ne sont pas eux qui conditionnent votre recrutement ou déterminent votre rémunération.

En France, les erreurs remettent en cause les compétences

Dans notre pays, les diplômes sont fortement valorisés. Ils pré-definissent les compétences, mais aussi le statut et la rémunération des individus. Dans ce contexte, toute erreur peut remettre en cause les compétences normalement acquises par des études et validées par un diplôme. C’est la raison pour laquelle les français évitent de parler de leurs erreurs. Lors des réunions, ils parlent plus facilement des solutions que des problèmes. Ils sont rapidement sur la défensive si une tierce personne tente d’investiguer leurs résultats ou des actions qui pourraient révéler des erreurs.

En Allemagne, erreur et faute se traduisent par un même mot :  Fehler

Dans ce pays, le respect du travail d’équipe est fondamental. Ceci fait qu’à l’intérieur d’une équipe ou d’un service, toute action est préparée soigneusement en groupe avant d’être réalisée. Lors de cette préparation, il est important que chacun s’exprime de façon claire, directe et objective sur ses expériences positives ou négatives, les erreurs et les succès. Les décisions sont prises de façon collégiale. Elles sont de ce fait difficiles à remettre en cause et généreront en cas d’échec un sentiment de culpabilité collectif plutôt qu’individuel.

Au Japon, l’erreur est source d’amélioration continue

Dans ce pays où l’individu n’existe pas en dehors de son groupe, il est important de tout prévoir. Toute erreur doit être rapidement corrigée pour faire face au futur qui vient. Mais aussi pour valider la compétence du manager qui base son pouvoir sur sa capacité à tout prévoir et générer la cohésion de son groupe. Ceci fait que les Japonais ne passent pas leur temps à rechercher les coupables de leurs erreurs, ils les identifient et les corrigent en quelques semaines alors que dans d’autres pays il faut des mois voire des années.

L’origine des différences

Toute personne qui agit, prend des initiatives et fait des expériences, commet des erreurs. Mais en fonction de leurs fondements culturels, les personnes les perçoivent, les jugent et les gèrent de façon différente. Les différences sont essentiellement dues au contrat social inhérent à chaque culture, aux modèles éducatifs et à la gestion du temps. C’est ce que nous vous invitons à découvrir au moyen de nos formations digitales aux Cultures.